Isabelle Lefort est une galeriste contemporaine qui aborde l’art avec une démarche innovante et ludique. Elle a créé en avril de cette année la galerie MondapArt. Avec cette originalité qui consiste à exposer des artistes sélectionnés sur internet et en appartement. Mais Isabelle Lefort sort du web et de son appartement pour créer des événements et des expositions dans les entreprises ou les hôtels. Isabelle Lefort souhaite rendre l’art contemporain accessible et abordable tout en accélèrant la notoriété des artistes qu’elle aime et représente. Le 13 septembre, le vernissage de l’exposition de Fannie Dereux et de Jeanne à l’Artus hôtel, placé sous les signes de l’Orient, de l’air et du feu était un des événements de la rentrée.
Enthousiaste et dynamique, Isabelle Lefort sait communiquer sa passion pour l’art et « ses » artistes éclectiques. Elle pose ici devant une toile de Fannie Dereux qui s’inspire de poterie, et en restitue tout à la fois la chaleur intrigante de la matière et les formes pures de l’objet.
Fannie Dereux, artiste au regard moderne aime s’inspoirer de la tradition. Sa série de kimonos aux couleurs vives et à la finesse des traits est un voyage orientaliste raconté à coups de pinceaux délicats pour des urbains rêveurs.
Diplômée de l’Ecole Nationale des Beaux Arts de Paris, section peinture en 1981, Fannie Dereux a suivi auparavant une formation à l’Ecole Nationale Supérieure des Métiers d’Arts, en art mural. C’est ce qui lui a donné le goût pour les grands formats. Poursuivant son initiation, elle a suivi ensuite une initiation en lithographie à Venise et a abordé plus tard la gravure. La complémentarité de ces formations successives se voit dans son travail tout en finesse. La précision et le détail des motifs fascinent, en particulier pour ces kimonos, donnant à la toile une impression de matière vivante et palpable dans laquelle on a envie de s’enrouler, tout en ressentant la chaleur des couleurs.

Le beau design de l’Artus Hôtel s’alliait à merveille avec cette exposition qui se prolonge jusqu’au 13 novembre. Au sous-sol, des toiles de Jeanne, artiste peintre, éclairaient la salle habituellement réservée aux petits déjeuners. Des petits airs de pop art acidulé, un zeste de BD façon ligne claire et une fausse naïveté qui témoigne de l’acuité du regard du peintre sur son monde et son époque. Une bonne façon d’offrir aux clients de l’hôtel des nourritures tant spirituelles que matérielles. Les invités étaient ravis.

